Ce billet est un extrait de l’article de Jon Husband intitulé « Vers une meilleure gestion des réseaux de connaissances » publié  par l’AFNOR que nous avons eu la chance de traduire de l’anglais au français. Il est reproduit ici avec la permission de l’auteur.

Nous vous proposons aujourd’hui la deuxième partie.

Les hyperliens et les personnes connectées nuisent à la hiérarchie traditionnelle

Il est évident que la transformation du Web en un espace collaboratif et visible d’hyperliens, de plateformes collaboratives et de réseaux de connaissances a intensifié ce que nous comprenons de la sociologie et de la psychologie humaine sur le lieu de travail.

Dans ce contexte, , il est clair que « les hyperliens nuisent à la hiérarchie », bien que cela prenne plus de temps dans l’espace des consommateurs

Comme le dit l’expression, « le savoir c’est le pouvoir », et aujourd’hui le savoir est construit par les échanges entre les gens par rapport à des questions, des sujets, des événements et des expériences.

La prise de décision se décentralise et se distribue : la hiérarchie traditionnelle, clairement structurée, relativement formelle, s’effrite de plus en plus et devient moins puissante et applicable.

Les dynamiques de l’interaction et de la négociation « peer-to-peer » entre les pairs (et les impulsions démocratiques de base ou plus basiques) prennent racine, elles deviennent plus fréquentes et finissent par être une pratique établie.

L’organisation en réseau autour des objectifs et de la participation

Fonctionner avec des flux d’informations continus dans les réseaux faiblement liés exige une plus grande flexibilité de structure que l’organisation pyramidale traditionnelle. La fluidité exige une flexibilité et la capacité de répondre le plus rapidement possible aux informations nouvelles et additionnelles.

Les nouvelles formes d’activités significatives apparaissent chaque mois dans l’organisation moderne. « Les connections qu’elles soient régulières, liées au hasard, formalisées ou non  vont devenir la norme dans les prochaines années.

Les équipes ont été monnaie courante durant les deux dernières décennies. Comme les flux d’informations sont devenus plus rapides et plus complexes, les communautés de pratiques sont devenues des sources de connaissances plus utiles pour résoudre de multiples problèmes et dégager de nouvelles opportunités d’affaires. Les hyperliens et les flux d’informations ont ainsi permis d’accroître la connaissance et de résoudre des problèmes.

Dans cet environnement, la responsabilité principale qui incombe au management est la motivation, le déploiement des compétences et de l’énergie autour de la réalisation des buts et des objectifs établis.

Ainsi, le principal problème pour les managers (défini comme responsable des travaux d’un groupe ou des groupes de travailleurs du savoir par l’organigramme de l’entreprise) est d’être capable :

–         de comprendre la manière dont les tâches sont accomplies dans ces réseaux interconnectés ;

–         de reconnaître et de faire face à ces flux d’informations, nouveaux ou plus importants que par le passé ;

–         de tenir compte des nouvelles informations et connaissances tout en aidant les travailleurs/groupes de travail à rester sur la bonne voie quand cette dernière est en constante et rapide évolution.

Les compétences principales pour travailler dans des réseaux de connaissances doivent être gérées

Cet environnement interconnecté ne va pas sans quelques contraintes sur l’utilisation de l’information, de la connaissance et sur la gestion des activités des travailleurs. Ces réseaux, vont encore gagner en taille, en complexité et en capacité.

Le gestionnaire de ce réseau est maintenant concerné par l’interaction et la combinaison des talents, des compétences disponibles qui interagissent, se combinent avec les flux multisources continus d’informations, pour faire fonctionner les processus d’affaires et générer les résultats escomptés en termes de revenus, de qualité, de service et d’autres indicateurs clés. Ces flux d’informations constants donnent lieu à des secteurs d’activités turbulents ; les hypothèses de demain sur leurs stabilités à court et moyen terme sont de moins en moins pertinentes.

Ces réseaux d’informations amènent à repenser l’activité managériales pour la recentrer sur l’efficience. Plutôt que de se concentrer sur la seule activité de l’individu, d’un groupe de travail ou d’une équipe, le gestionnaire doit coordonner et combiner ses efforts pour une meilleure compréhension de l’interaction entre les capacités individuelles, les échanges et la dynamique de collaboration.

Ce sont les vrais défis des managers d’aujourd’hui, dont beaucoup ont appris les rudiments de ces principes de management d’un paradigme axé sur la masse, l’échelle, l’efficacité, la prévisibilité et le contrôle.

La question clé pour le manager est, et sera, « comment faire face à des flux d’informations continus qui impacteront sur tous les projets imaginables provenant de personnes connectées via des réseaux sociaux (internes et externes) et les changements lés à leur environnement(dans les produits, services et les informations) ?

Techno-anthropologiste & collaborateur à Conseils Atelya. Passionné par les structures et dynamiques des organisations qui se tournent vers un management par l'engagement des employés et citoyens. Formation: B.Sc. psychologie à York University, Certified Management Consultant, Certified Hudson Institute Coach à Hudson Institue of Santa Barbara & Cognitive Edge Practitioner. Intérêts : architecture sociale, efficience et design organisationnel, gestion du changement & management du futur. Coach, writer and consultant at Conseils Atelya. Focused on the structure and dynamics of organizations as they struggle to move past industrial-era assumptions toward deep engagement of knowledge workers and citizens. Formation: B.Sc. psychology at York University, Certified Management Consultant, Certified Hudson Institute Coach à Hudson Institue of Santa Barbara & Cognitive Edge Practitioner. Interests: social architecture, efficiency & organisational design , change management & future management.