Les technologies sociales facilitent la génération et la diffusion de connaissances, ce fait ce constate partout dans les entreprises privées, dans les institutions d’enseignements, dans les organisations publiques, etc. On voit maintenant apparaitre les concepts d’organisation apprenante 2.0 où les apprenants participent activement au processus de diffusion des connaissances et où la scénarisation même des formations englobe des activités de collaboration et de mise en relation.

Du e-learning à la formation à distance, nombres d’universités (cf. Université de Poitiers qui a mis ses cours en formation à distance à partir de 2012) sont d’ailleurs en train de passer au « tout numérique » ce qui permet de suivre des cours dispensés par une université française que l’on soit à Montréal, Québec ou Genève (et vice-versa).

La production de connaissances en ligne notamment par le biais collaboratif et les outils de partage de ces contenus sont un atout majeur dans une stratégie de diffusion de connaissances à plus grande échelle notamment vers des populations rurales et souvent isolées. On constate fréquemment l’utilisation de ces technologies dans un contexte d’éloignement géographique comme dans le cas des Centres de Santé (CSSS) du Québec qui diffuse, via Ipad, des vidéos de formation médicales à l’attention des infirmiers(ères) pour le traitement des patients à domicile.

S’il est très clair que les campagnes restent toujours en marge de l’accès au haut débit que ce soit au Canada ou ailleurs, de réels progrès peuvent être mentionnés notamment dans les puissances des BRIC ou la « bulle internet » a explosé depuis cinq ans.

C’est ce qu’illustre cet article paru dans La Presse, qui retranscrit une initiative forte intéressante qu’a entreprise l’organisation Digital Green. Cet organisme propose des formations en vidéos diffusées dans les campagnes indiennes. Ces vidéos retranscrivent des savoirs faire qui sont expliqués par des fermiers indiens et diffusés lors de séance de « Learning » dans des villages très reculés.

Le gouvernement indien s’est d’ailleurs associé à la démarche, preuve de l’importance de la démarche et de l’impact de ces nouvelles formes d’apprentissage sur la population.

Mais cette production de connaissance en mode collaboratif n’appartient certainement pas  qu’au monde universitaire. De nombreuses entreprises viennent « jouer le jeu » de la formation à distance et proposent des services en ligne…

Les technologies sociales font naitre de nouvelles formes d’apprentissage et de nouveaux accès à ces connaissances, que ce soit des cours en ligne, des vidéos de formation sur le thème de l’agriculture, du numérique, du sport ou des scéances d’apprentissage collectif sur des outils web 2.0. Avec un accès internet qui s’étend de plus en plus, des populations longtemps défavorisées en matière de connectivité voient de nouvelles oppotunités émergées. Dans le futur, c’est un accès facilité qui s’entame non seulement en termes de  formation, mais également à la culture, à l’information, aux enjeux de sociétés…. D’autres innovation suivront !

 

@patriceletourne / écrit en collaboration avec Axel Royer

Patrice Létourneau

Président et fondateur de Conseils Atelya. Passionné par les nouveaux enjeux de management, l’entreprise collaborative et créative, Patrice est spécialiste du conseil en gestion. Depuis 10 ans, il intervient sur des mandats de gestion stratégique, de transformation et d’adoption des technologies digitales au Canada et en Europe. Il coordonne la stratégie de la firme et pilote l’équipe de développement commercial. Formation : Candidat au grade de docteur en administration des affaires (D.B.A.) à l'Université de Strasbourg et M.Sc. en gestion (affaires internationales, distinction) à HEC Montréal. Intérêts : Stratégie, Architecture et Gouvernance digitale, Coaching et Leadership, Stratégie d’apprentissage social, Collaboration et Réseaux sociaux d’entreprise, Transformation organisationnelle, Transformation digitale, Maturité collaborative, Organisation connectée.