Dans son billet de blogue, Sameer Pater, Vice-président Global de SAP, exprime un malaise qui touche le concept de l’entreprise 2.0 : le ROI.En effet, en pleine période de ralentissement économique, les décideurs peinent encore à identifier des retours tangibles autour des plateformes sociales qui pourraient les aider à piloter leur transformation 2.0. Normal évidemment lorsque l’on sait que beaucoup de retombées sont intangibles et que les transformations organisationnelles nécessaires pour profiter des innovations du « social business » sont longues à se réaliser.

6 ans après l’invention du concept d’entreprise 2.0 par le professeur Andrew McAfee, tout le monde est convaincu que l’entreprise doit mettre l’accent sur la collaboration et l’innovation, mais les impacts positifs restent encore difficiles à mesurer.
On peut dire que le 2.0 a remporté la première manche, celle de la prise de conscience de la nécessité de maîtriser les technologies et usages 2.0 dans le monde professionnel, mais force est de constater qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre la maturité nécessaire pour voir la vraie transformation. Tous les dirigeants s’entendent pour dire que leur organisation devrait être plus collaborative et plus innovante, mais ces intentions demeurent difficiles à cristalliser dans un fil conducteur entre les enjeux d’affaires de l’organisation et les usages collaboratifs développés dans l’organisation.

Il s’agit maintenant d’utiliser les technologies 2.0 comme levier aux enjeux de l’entreprise et d’adapter l’organisation à cette nouvelle réalité. Dans son souci de démystification et d’appropriation des solutions émergentes, Sameer Patel rappel l’importance du contexte, alors que les experts d’Atelya vont dans le même sens en parlant de « création de sens ». Ainsi, les experts ne peuvent se contenter de rendre un outil disponible quand il s’agit plus, dans les faits, d’inculquer une nouvelle philosophie de travail. L’optimisation de la collaboration entre les utilisateurs se traduit par une implication (empowerment) de ces derniers dans réponse à une réalité d’affaires dans l’utilisation de solutions collaboratives.

Patrice Létourneau